Voilà un peu de pub pour un blog (sur un blog que c'est drole.....).
Il s'agit du blog auquel participe notamment Lolita Séchan (ndlr pour les incultes qui traineraient ici il s'agit de la fille de Renaud ( re pour les incultes si vous ne connaissez pas Renaud le mieux pour vous c'est de vous foutre en l'air : après vous choisissez comment moi je m'en fou....))
Tout au long de ses "chronix" Lolita nous raconte sa vie et c'est rêves quelquefois en image au moyens de lapins humains, de lapins crétins enfin bref de lapins humains et crétins! Elle nous parle de son john (ndlr son petit ami Renan Luce ( tu sais : "j'ai recu une lettre.... j'ai toujours préféré aux voisins les voisines...." ) et puis de sa famille ....
Des dessins de Manox alternent avec les chronix de la belle Lola.....
Piti extrait pour vous montrer : il s'agit d'une chronix qui me rappelle ma jeunesse (mdr) à Mars chez ma mamie!!
"Près de l'arbre aux fleurs roses
le 26 March 2008 par Lolita | Chronix
Ma Mamie.
Je te revois quand j'avais cinq ans, à l'époque où les cousins et cousines venaient passer le week-end chez Papi et toi. Une grand-mère super canon avec un air de Jeanne Moreau... On avait un rituel toutes les deux. Tu me mettais dans une bassine pour me laver et à chaque fois, la tête pleine de mousse en petite fille inquiète, je te posais la même question : “On s'aime nous, hein Mamie?” Et toi tu me répondais “Mais oui on s'aime ma chérie. On s'aime fort fort fort!”
Pendant ce temps-là, Papi jurait contre une étagère qui ne voulait pas tenir au mur et tu l'engueulais parce qu'il ne fallait pas qu'on apprenne des gros mots. Mais les gros mots on les connaissait déjà, pis on aimait ça. Comme on aimait l'odeur du tabac brun de Papi, sa blouse bleue élimée, les bonbons acidulé que tu nous offrais pour le goûter. Chez vous c'était les cerises cueillies sur l'arbre du jardin, les descentes d'escaliers en trombes et sur les fesses, la chambre de notre oncle remplie de posters d'Iron Maiden qui nous faisaient faire des cauchemars. Mais on n'avait pas peur, parce que tu étais là pour nous lire des histoires anti-Iron Maden.
Je te revois plus tard, dévorant les livres et m'en conseillant certains. Je n'ai pas pu tout lire, tu sais, mais je vais me rattraper. Maintenant que ta bibliothèque est un peu à nous. Jusqu'au bout tu as lu. Il y a encore un mois tu finissais une trilogie suédoise que je t'avais offerte -malgré les 500 dernières pages un peu chiantes. Désolée, tu lis plus vite que moi.
Ma Mamie, je te revois danser le Rock n'roll au mariage de ta fille. Vachement plus cool que notre danse de jeunes mal dans leurs peaux ! Je te revois notant les dvd que tu avais prêtés à l'un d'entre nous et qu'on oubliait toujours de te rendre. Enfin, surtout moi. Tu en avais tellement. Chez toi c'était la plaque tournante du dvd, un marché noir familiale ultra fourni ! Je te revois au Mc Do, où je t'avais traînée avec mon autre grand-mère -ta meilleure amie, celle avec qui tu passais des heures au téléphone à parler de nos deux familles-, mangeant ton hamburger à la fourchette. Je te revois en vacances, avec maman, toutes les trois sur le ponton à regarder la mer et les petites traces des crabes sur le sable. Trois générations de filles, un peu Corses, Italiennes, Espagnoles, descendantes d'un arrière grand-père venu de Mongolie on ne sait comment ni pourquoi. Mille fois je t'ai demandé de me raconter l'histoire de ton père, et mille fois j'ai oublié ce que tu me disais. Peut-être pour avoir un prétexte pour te le redemander, peut-être parce que ce que j'aimais finalement c'était que tu me racontes ta jeunesse.
Alors aujourd'hui, même si tu n'es plus là pour répondre à mes questions, je peux t'affirmer ma Mamie que oui, on s'aime. On s'aime fort fort fort. Et c'est pas prêt de disparaître sous la pierre et les fleurs. Je ne sais pas trop où tu es, parce que je ne sais pas trop en quoi je crois... Dans un petit coin de ciel ou un petit coin de terre... Mais je sais que tu resteras toujours dans un gros coin de mon coeur et de ma mémoire. Et si demain j'ai un enfant, une bassine et des histoires de famille à raconter, c'est la tienne que je raconterai en premier. Ma Mamie."